Chez Gaspard, l’envie de construire remonte à l’enfance. Il se souvient observer les maisons individuelles se bâtir dans sa rue, voir les parpaings s’empiler, la charpente prendre forme. « J’étais assez subjugué par ce que l’Homme était capable de faire », explique-t-il. Une fascination simple et concrète, qui a très tôt orienté son regard vers le bâtiment.
Depuis toujours, Gaspard savait qu’il travaillerait dans ce secteur. Il envisage d’abord le métier de maçon, avant de mesurer sa pénibilité, puis s’oriente vers l’architecture. C’est finalement au fil de son parcours en BUT qu’il se projette vers la maîtrise d’œuvre. Aujourd’hui, il est Responsable de projets en alternance chez Nodelya, où il a entamé sa deuxième année.
Sa première immersion sur le terrain reste marquante. Lors d’un chantier aux Ageux, aux côtés de Jérôme Descroix, il se souvient s’être senti « ridiculement petit face à l’ouvrage». Une sensation forte, fondatrice, qui nourrit encore aujourd’hui son humilité et son envie d’apprendre.
Se faire une place sur le terrain
Très vite, Gaspard comprend que le chantier est avant tout une affaire humaine. Sa première « petite victoire » ne se joue pas sur un point technique précis, mais dans la relation avec les équipes. « Je privilégie beaucoup l’affect et le relationnel », confie-t-il. Peu à peu, en échangeant, en observant et en respectant le fonctionnement du terrain, il parvient à gagner une crédibilité essentielle.
Cette prise de conscience s’affirme lors de la préparation des OPR aux Ageux, lorsqu’il doit coordonner et diriger les équipes. Il réalise alors que pour travailler efficacement, il est indispensable d’être reconnu par les entreprises, aussi bien par les équipes que par les conducteurs de travaux.
Comme il le résume lui-même : « Se construire une crédibilité auprès des équipes pour pouvoir collaborer. »
Un apprentissage qui façonne sa posture actuelle : être à la fois présent, à l’écoute et capable d’assumer son rôle.
Transmettre l’information, être utile
Les journées de Gaspard sont rythmées par la circulation de l’information. Sur le chantier avec les équipes, par téléphone ou par mail avec les entreprises, et dans les échanges avec le client, il joue un rôle de relais permanent. « Une journée est marquée par la transmission d’informations », explique-t-il.
Parmi les moments qu’il apprécie le plus, les livraisons d’opérations occupent une place particulière. Elles symbolisent l’aboutissement du projet, mais aussi un temps d’échange direct avec les acquéreurs. « J’ai à ce moment-là une double casquette, le relationnel et la technique auprès de non-sachants », précise-t-il. Une mission dans laquelle il se sent pleinement à sa place.
Gaspard aime apprendre, mais aussi transmettre. Il souligne d’ailleurs la bienveillance des équipes de chantier, qui prennent le temps de partager leur savoir, leurs retours d’expérience et parfois leurs erreurs. Une richesse humaine qu’il considère comme essentielle dans son apprentissage.
Maîtriser le projet, progresser techniquement
Ce qui anime particulièrement Gaspard, c’est la maîtrise globale du projet. « J’aime contrôler ce que je fais », explique-t-il, dans le sens d’être en capacité de gérer les coûts, les moyens, les délais et les choix techniques d’une opération.
Il trouve notamment un réel plaisir à réaliser des plans sur AutoCAD. Concevoir des documents clairs, soignés et compréhensibles par tous lui permet de structurer le projet et de faciliter le travail collectif. Un exercice dans lequel il peut passer des heures sans voir le temps passer.
La technique reste, selon lui, le pilier du métier de maître d’œuvre. « La maîtrise technique est essentielle, et sans aucun doute la compétence la plus difficile à maîtriser », affirme-t-il. Un objectif qu’il poursuit avec exigence, conscient qu’il conditionne sa légitimité et son autonomie futures.
Se projeter, sans perdre l’essentiel
Pour la suite, Gaspard se projette clairement : terminer son cursus d’ingénieur, poursuivre son parcours en tant que maître d’œuvre et, en parallèle, développer des projets de rénovation. Les bâtiments résidentiels sont ceux qui l’attirent le plus, tant pour leur dimension humaine que pour leur complexité technique.
Sur le chantier, une phrase résume particulièrement bien sa manière d’être :
« Respecter, écouter et interagir avec tous les intervenants d’un chantier est primordial pour qu’un chantier avance correctement. »
Une conviction qui lui ressemble, car, comme il le dit simplement, il aime communiquer.
Chez Nodelya, Gaspard construit ainsi son parcours avec patience, curiosité et engagement, en apprenant chaque jour du terrain et de ceux qui le font vivre.
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